Masterworks of American Modernism : nouveaux records à NEW YORK !

Lors de la vente d’Art américain du Jeudi 5 décembre chez Christie’s à NY, East, Wind over Weehawken d’Edward Hopper a remporté 36 millions de dollars, soit 40 millions de dollars avec les frais (29 millions d’euros). L’auctioneer l’avait estimé de 22 à 28 millions de dollars. C’est un record mondial pour l’artiste. Des œuvres de qualité muséale, pour un total de vente de 76,8 millions de dollars soit 56 millions d’euros, un record pour la catégorie chez Christie’s. Ces résultats soulignent la tendance forte du marché de l’Art Américain, particulièrement pour les œuvres modernes. Autre témoignage de cette tendance, les œuvres de Norman Rockwell qui sont toutes parties au-dessus de leurs estimations. Quelques jours auparavant, c’est Saying Grace, une autre toile de ce peintre, qui avait atteint 46  millions de dollars (33,6 millions de d’euros) chez Sotheby’s à New York, un record pour l’artiste et là encore, le plus gros prix enregistré lors d’une vente aux enchères d’art américain.

Rédigé par Pauline L-C pour My Art Services


A LONDRES : LES VEDETTES DE L’ART ANCIEN FONT LEUR SHOW EN VENTE !

La semaine dernière, les ventes consacrées aux maîtres anciens à Londres comprenaient plusieurs pépites :

CHRISTIE’S :

Christie’s proposait un Homme avec une épée par Rembrandt et son atelier, de 1644 (est. 2,3-3,4 millions d’euros) ; un port de Méditerranée vu par Claude Gelée, dit « le Lorrain » (est. 3,4-5,6 millions d’euros) qui s’est envolé à plus de 6 millions d’euros, et plusieurs toiles des Brueghel.

SOTHEBY’S :

Sotheby’s, le lendemain, présentait le portrait d’un gentleman par Frans Hals (est. 2,4-3,6 millions d’euros) parti à l’estimation haute, une Vierge à l’Enfant de Lucas Cranach le Jeune à 1,2 million, A Christmas Carol par Dante Gabriel Rossetti à 5,4 millions mais surtout une superbe  vue de Venise par Canaletto, diptyque (la place Saint-Marc et le Grand Canal) estimé de 9,6 à 14,4 millions d’euros a trouvé preneur à plus de 11,4 millions.

BONHAMS :

Bonhams lui, mettait en vente une Vénus et Cupidon volant du miel, daté de 1537 par Lucas Cranach l’Ancien, parti à 2,6 millions d’euros et dispersait le jeudi une partie de la collection du célèbre docteur Rau, au bénéfice de l’Unicef Allemagne selon le vœu du philanthrope. Y figurait le Portrait de François-Henri d’Harcourt par Jean-Honoré Fragonard. L’estimation de ce tableau passé une seule fois sur le marché, quand le docteur Rau l’a acquis en 1971 auprès de la famille d’Harcourt, était conséquente: autour de 18 millions d’euros. Selon Bonhams, cette toile fut à l’origine de la renommée de l’artiste. Elle s’envola à quelques 17,1 millions de livres sterlings soit 20,4 millions d’euros.

Rédigé par Pauline L-C pour My Art Services


SUCCES des ventes d’art contemporain : ténors classiques abstraits et couleurs pop !

Choix stratégique pour mieux servir les collectionneurs venus de loin, les maisons de ventes parisiennes avaient regroupé leurs vacations :

ARTCURIAL :

Après l’art moderne, Artcurial enchainait avec une solide vente d’art contemporain (29 lots, estimés de 3,3 à 4,8 millions d’euros) centrée sur trois collections : Celle de Dina Vierny, dont proviennent Liberté II, très grand format (presque 3 mètres de long) de 1991 par Erik Bulatov (est. 600 000- 800 000 euros) et adjugé à 1,1 million d’euros et Regarde-là ! (1982) d’Ilya Kabakov (est. 60 000-80 000 euros) parti à 241 000 euros. Six lots étaient issus de la collection de Claude Renard, dont Tomorrow’s thinking (1983) d’Ed Ruscha (est. 80 000-120 000 euros) qui monta à 170 000 euros. Deux autres lots appartenaient au médecin rémois Thierry Colin, membre de l’Adiaf, et à sa femme Michèle, l’une de Jacques Villeglé adjugée 39000euros, l’autre de Raymond Hains à 41 600 euros. Hors ces collections, MY ART SERVICES, société de conseil en acquisition d’œuvres d’art, retient un rare relief immaculé de Sergio Camargo, de 1970 (est. 400 000-600 000 euros) et adjugé 683 000 euros.

SOTHEBY’S

Le lendemain c’était au tour de Sotheby’s : l’auctioneer parisien proposait les grands abstraits de la seconde école de Paris (32 lots, estimés 10 à 14,5 millions d’euros) dont Nicolas de Staël, Pierre Soulages ou Zao Wou-Ki, ténors à plus de 1 million d’euros ! Le Temple sicilien de Nicolas de Staël (est. 800 000 à 1,2 million d’euros), inédit sur le marché, acquis auprès du peintre et resté depuis dans la même collection est parti à 1,6 million. Si de grandes toiles de Simon Hantaï sortent régulièrement sur le marché, celle de Sotheby’s était sans doute l’une des plus originales. m.a.5 (1960) « s’inspire pour sa couleur d’or un peu oxydé des tableaux médiévaux qu’adorait l’artiste. Il n’existe que 27 Mariales réparties en quatre groupes. Celle-ci est la 5e de la première série », précisait le spécialiste de Sotheby’s Stefano Moreni (QDA 2/12/2013). Elle a en outre appartenu à Claude Berri ce qui explique son prix conséquent: estimée de 500 000 à 700 000 euros, elle a finalement été vendue 2,5 millions. « Son prix est un signal très positif pour les artistes français dont le potentiel est aujourd’hui reconnu», confie Stefano Moreni. Sotheby’s affichait aussi une immense toile bleue de Joan Mitchell, La Grande Vallée XIII (est. 1,5-2 million(s) d’euros). Peintre appréciée des Européens comme des Américains, Joan Mitchell a presque atteint le double de l’estimation basse, en s’envolant à 3,6 millions d’euros.

Plus encombrante par sa longueur (près de 5 mètres), Aquarium (1967) de la même artiste n’a obtenu « que » 2,1 millions chez Christie’s, sans un appétit démesuré des enchérisseurs (est. 2,2-3 millions d’euros).

Quant à Zao Wou-Ki, Sotheby’s a établi un nouveau record pour l’artiste – disparu cette année – à 2,5 millions d’euros avec une toile de 1964, estimée de 1 à 1,5 million d’euros. Ella a battu le précédent de 2,1 millions d’euros qu’elle avait établi en juin dernier. Sotheby’s ne précise pas la nationalité de l’acheteur. Mais chez Christie’s, c’est un Asiatique qui a acquis pour 553 500 euros une autre toile de l’artiste…

CHRISTIE’S :

Grâce à plusieurs collections, cette dernière maison de ventes osait la couleur avec des œuvres plus récentes et plus pop comme avec une flamboyante Nana de Niki de Saint Phalle arrivant du Pérez Art Museum de Miami (est. 800 000 à 1,2 million d’euros). Enfin, parmi les œuvres de la collection de Dagny et Jan Runnqvist (galerie Bonnier, Genève) dispersée chez Christie’s, Quinze août, portrait orange de Martial Raysse, a été adjugé à l’estimation basse de 1,5 million d’euros (1,7 million avec les frais). L’auctioneer l’avait estimé jusqu’à 2 millions d’euros, et l’espérance était grande pour ce tableau pop. Deux autres collections de galeristes étaient à l’honneur dans cette vente de 51 lots estimée de 14,2 à 20,3 millions d’euros : celle de Rodolphe Stadler avec une œuvre de Kazuo Shiraga, de 1961, membre du groupe Gutai (est. 600 000-800 000 euros) qui s’envola à 2,1 millions d’euros; et celle de Nancy de la Selle avec entre autre  une sculpture de Willem de Kooning, Seated Woman conçue en 1969 (est. 400 000-600 000 euros) et adjugée à 626 000 euros.

TAJAN :

Moins spectaculaire mais tout aussi notable, deux enchères millionnaires lors de la dernière vente d’art contemporain chez Tajan : Une huile sur toile de l’artiste chinois Chu Teh Chun, Composition n°290, datée de 1968, (est. 350-450 000 euros) a été vendue 1 340 000 euros ainsi qu’un self-portrait de J-M Basquiat (est. 800-1,2 million), adjugé à 1 342 000 euros. Plus originale, était aussi proposée, une huile sur masonite de Per Kirkeby (est. 50 000-70 000 euros), issue d’une collection Danoise, célébré en 2009 par la Tate Modern de Londres et rare en ventes publiques en France a été adjugée 74 000 euros.

CONCLUSION :

C’est donc une très bonne semaine pour l’art contemporain à Paris : Christie’s a totalisé 19,9 millions d’euros en 47 lots (est. 14,2 à 20,3 millions d’euros). Sotheby’s, la veille, a atteint la même somme (19,8 millions d’euros) en 29 lots seulement (est. 10 à 14,5 millions d’euros) et Artcurial  a cumulé 5,8 millions d’euros en 23 lots seulement ! «Tous ces résultats démontrent une grande solidité du marché », commente le responsable de l’art contemporain chez Artcurial, Martin Guesnet. De manière générale, les spécialistes de Christie’s et Sotheby’s se sont réjouis de ces chiffres qui « démontrent l’importance et le rôle de Paris », selon Edmond Francey, chez Christie’s.

Rédigé par Pauline L-C pour My Art Services


Carton plein pour les ventes impressionnistes et modernes à Paris

Du 2 au 4 décembre une semaine 100% arty à Paris bien remplie.

ARTCURIAL

Au programme des ventes impressionniste et moderne, Artcurial a fait fort puisqu’elle dispersait une partie de la collection Dina Vierny lundi 2/12. Une salle comble pour dix lots dispersés en association avec Sotheby’s estimés entre 3,4-5 millions d’euros dont La Rivière, sculpture d’Aristide Maillol estimée de 2 à 3 millions d’euros. Achevée en 1943, un an avant la disparition de l’artiste et fondue postérieurement comme nombre de sculptures de Maillol, ici dans les années 1970, l’imposante sculpture en plomb a été emportée, au terme d’une longue bataille entre la salle et plusieurs téléphones, pour la coquette somme de 5,3 millions d’euros (6,1 millions d’euros avec les frais), pulvérisant les estimations. Il s’agit d’un record pour l’artiste, qui détrône le précédent détenu par la sculpture L’Air, vendue 3 millions de dollars en novembre 2000 par Sotheby’s à New York. Un nu de grand format au pastel et fusain de 1938, Dina sur la rivière, a lui aussi vu ses estimations (250 000-350 000 euros) très largement dépassées, pour atteindre 470 000 euros (584 000 euros avec les frais). Les estimations hautes des trois dessins de nus par Henri Matisse, qui prit Dina sous son aile après la mort brutale de Maillol, ont été par ailleurs au minimum doublées, tel Dina à la couverture fleurie reprenant des motifs matissiens, adjugé 150 000 euros (est. Haute 60 000 euros).

Dans la foulée, Artcurial offrait une œuvre clé de Gustave Caillebotte, Le Pont de l’Europe estimée 3-4 millions d’euros), inédite sur le marché depuis près de 60 ans. Cette toile de 1876 montre un ouvrier contemplant les trains près de la gare Saint-Lazare, symbole des bouleversements industriels. Elle fait partie des cinq études pour un tableau éponyme conservé au musée du Petit Palais à Genève. Selon l’expert Olivier Berman, responsable de l’Impressionnisme chez Artcurial des cinq études (deux se trouvent aux États-Unis, deux dans la famille du peintre), celle d’Artcurial est la plus grande et la seule à être signée et sa mise en vente « constitue un événement majeur pour les collectionneurs et les institutions » ! (QDA 2/12/2013).

On attendait de cette vente du soir 8,7 à 12,1 millions d’euros pour seulement 24 lots !

Mais après l’euphorie de la collection Dina Vierny, cette étude à l’huile de Caillebotte n’a pas suscité l’enthousiasme. Juste avant de sa présentation, l’auctioneer annonçait sa nouvelle estimation : 1,8 à 2,2 million(s) d’euros, loin des 3 à 4 millions inscrits au catalogue. « Etait-ce parce que le visage de l’ouvrier accoudé était par trop esquissé ? Visiblement, Artcurial n’avait pas preneur aux 3 millions de l’estimation basse initiale. L’œuvre s’est vendue 1,5 million au marteau. « C’est un prix qui reflète sa qualité. Même si les vues de Paris de Caillebotte sont rares sur le marché, l’estimation première était sans doute excessive pour une étude, de plus un peu lâchée », confiait Sylvie Brame, de la galerie Brame & Lorenceau, responsable du catalogue raisonné de l’artiste » (QDA du 4/12/2013).

Le lendemain, la maison proposait  une vacation plus abordable sur l’école de Pont-Aven qui a fait de beaux résultats dont une huile sur toile de Paul RANSON, le nabi religieux Trois femmes et leurs pots à la fontaine, circa 1897, estimé 40000 – 60000 € s’est vendu 63,754 €. MY Art Services, Société de conseil en acquisition d’œuvres d’art a aussi retenu un paysage bucolique d’Eugène BOUDIN, Un Moulin à Pont-Aven, Mai 1897, estimé 60000 – 80000 qui s’est envolé à plus de 144,000 € et une très belle Scène d’intérieur de VUILLARD, estimée 10000 – 15000 € est partie pour la coquette somme de 52,601 €.

CHRISTIE’S

Chez Christie’s, mardi, pas de grandes envolées, faute d’œuvres majeures, à l’exception des Genêts en fleurs de Félix Vallotton, actuellement célébré par le Grand Palais Paris. Cette toile charmante qui n’était pas passée sur le marché depuis plus de 80 ans, est partie à 920 000 euros au marteau, très au-dessus de l’estimation de 300 000-500 000 euros. Femme debout (1964), grand fusain de Pablo Picasso, est parti à 600 000 euros (est. 450 000-650 000 euros).

Trois œuvres importantes parmi les lots-phares de la vente ont été adjugées à l’estimation basse : Verre et Pichet, nature morte de Pablo Picasso sans éclat de 1944, à 700 000 euros ; Le Monstre de gouache de Francis Picabia (vers 1924), à 240 000 euros, et Le Sourire du Diable (1966) de René Magritte, à 300 000 euros. Dans la vente figurait une autre curiosité: un bas-relief de Paul Gauguin datant des années 1890 (est. 150 000-300 000 euros). «Authentifié grâce à l’essence de bois employée, qui n’existe qu’à Tahiti », indiquait Pierre-Emmanuel Martin-Vivier (QDA 2/12/2013) a été adjugé 205 000 euros.

SOTHEBY’S :

Plus consistante, la vente de Sotheby’s mercredi (68 lots estimés 20-28,9 millions d’euros), était dominée par un portrait de Roger Dutilleul par Amedeo Modigliani, l’œuvre la plus onéreuse de la semaine estimée de 7 à 10 millions d’euros. «Il s’agit ici d’un tableau d’une importance muséale. Il grave la rencontre entre un peintre incompris et l’un de ses très rares collectionneurs, un peu comme le docteur Gachet et Van Gogh », estimait le spécialiste de Sotheby’s Thomas Bompard. (QDA 2/12/2013). Grâce notamment au prix remporté par ce portrait (6,5 millions d’euros), Sotheby’s a réalisé sa meilleure vente d’art impressionniste et moderne à Paris, avec un total de 23,7 millions d’euros.

Par ailleurs, d’une même collection provenaient plusieurs œuvres remarquables : Bunt im Dreieck, toile de Vassily Kandinsky de 1927 estimée 1,2-1,8 million d’euros dont « la composition en vitrail et le kaléidoscope de couleurs » a emporté l’enthousiasme des enchérisseurs à 1,7 million d’euros.

MY Art Services, Societé de Conseil en Acquisition d’œuvre d’art a retenu encore deux œuvres remarquables : La Louve Romaine, une œuvre de Max Ernst de 1954, estimée. 500 000-700 000 euros et un vorace Baiser, dessin de Pablo Picasso de 1967, estimé 250 000-350 000 euros partis à plus d’1,1 million d’euros  et plus de 600 000 euros chacun.

Le musée Rodin (Paris) a quant à lui préempté Le lion qui pleure, cire du sculpteur, pour 103 500 euros.

Rédigé par Pauline L-C pour My Art Services

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