Paris Tableau ou Paris Photo ? Petit tour des expos du moment à Paris.

Deux salons à Paris du 13 au 17 novembre 2013 : Paris Tableau, le salon international de la peinture ancienne au Palais Brongniart et Paris Photo, foire internationale de photographie au Grand Palais. Deux manifestations que tout oppose a priori si ce n’est qu’elles inaugurent chacune leur troisième édition qui se poursuit sur une belle lancée. My Art services, société de conseil en acquisition d’œuvres d’art, vous propose un petit tour d’horizon.

 Paris Tableau : Exceptionnel !

Le salon poursuit sa belle lancée et propose encore une édition 2013 de haute tenue. Foire pointue et feutrée cette troisième édition de Paris Tableau, réunit vingt-deux galeries spécialisées en tableaux anciens qui présentent leurs dernières acquisitions des différentes Ecoles européennes, des fonds d’or jusqu’aux années 1870.

En déambulant dans les allées, on pourrait se croire au Louvre tant la qualité des œuvres présentées est exceptionnelle. On a du mal à imaginer que de tels trésors puissent encore se trouver en mains privées. Giotto, Guardi, Brueghel, Cranach, de la Hyre, Stella, Champaigne, Canaletto, Baugin… Tous les grands noms de la peinture ancienne européenne étaient présents. C’est pourquoi nous ne pouvions que saluer le brillant travail de recherche et de découverte des exposants à l’instar des galeries De Jonckheere, Leegenhoek, Eric Coatalem, Talarbardon & Gautier ou encore de Jean François Heim.

Chez ce dernier, on découvrait une superbe huile d’Hubert Robert, la Cascade, 1755. Un rare Cranach chez De Jonckheere ou encore une scène de noces paysanes de Brughel le Jeune, et chez Eric Coatalem une nature morte de Louyse Moillon ou encore un superbe paysage de Laurent de la Hyre très vite vendu. Enfin, chez Michel Descours, on découvre une rare scène de musique de François Joseph Navez, élève de David, inspirée des courants nazaréens et troubadours de cette époque.

D’autre pépites sont à signaler comme les exceptionnels fonds d’or présentés par la galerie Sarti, ou encore les peintures de portraits de la Weiss Gallery de Londres… parmi lesquels deux superbes Van Dyck et une rare étude pour la tête d’un homme âgé de Rubens.

Dès lors, Paris Tableau force le respect et si la foire de Maastricht reste leader dans le domaine de la peinture ancienne, Paris peut désormais se défendre avec un salon d’une qualité exceptionnelle. Les marchands nous proposent de nombreuses et importantes découvertes qui se trouvent aujourd’hui dans de prestigieuses collections privées ou publiques. Le salon met un point d’honneur à sélectionner des œuvres de qualité exceptionnelle et à leur trouver des acquéreurs avertis qu’il s’agisse de grands musées ou de collections privées tout autour du monde.

Force est donc de constater que le marchand s’impose comme l’un des maillons essentiels du cheminement d’une œuvre vers une collection. Paris Tableau est là pour attester de la vitalité d’une profession indéfectible, à l’image de l’amour de l’art qu’elle contribue d’ailleurs à entretenir…

Paris Photo : Le marché de la photo qui a le vent en poupe !

L’année 2013 est une année particulièrement féconde pour Paris Photo qui a vu naître sa première édition américaine dans les studios de la Paramount à Los Angeles. Fort de son succès international, Paris Photo continue sur cette belle lancée et accueille cette année au Grand Palais 136 galeries. Avec une fréquentation en légère hausse par rapport à 2012 enregistrant 55 239 visiteurs et une présence accrue des collectionneurs venus du monde entier et des institutions internationales, Paris Photo témoigne du dynamisme et de la stabilité du marché de la photographie.

« Le marché de la photographie est stable, car l’offre est importante et le restera. Il y aura de plus en plus de choses à acheter et de plus en plus d’acheteurs » confie Matthieu Humery, directeur du département Photographies de Christie’s, interviewé par l’Express.

Article du 18/11 http://www.lexpress.fr/culture/art/paris-photo-le-marche-de-la-photo-contemporaine-se-porte-bien_1300551.html

D’où l’intérêt de se pencher sur ce médium. Si certains artistes font des prix très élevés (Avedon et Irving Penn notamment), il est encore temps de commencer une collection à des prix accessibles. On peut toujours acheter de belles épreuves de Doisneau pour 3000 à 4000 euros ou de jeunes artistes peu ou pas connus pour 800 à 2000 euros. De plus, les photos anonymes anciennes sont peu chères et parfois superbes.

Une programmation ambitieuse et exigeante, qui mettait l’accent sur la diversité, la qualité des artistes et des œuvres présentées par les galeristes :

Pour ceux qui auraient manqué l’édition 2013, My Art Services, société de conseil en acquisition d’œuvres d’art, a retenu quelques images :

Commençons par quelques images historiques du début de la photographie à la galerie Hershkowitz qui présentait des chefs-d’œuvre de la photographie européenne, pour l’essentiel antérieure à 1860. Une sélection d’images sur le thème du voyage autour de la Méditerranée qui font écho aux recherches artistiques de Cézanne à la même époque (autour de 40 000 euros).

On remarque aussi l’abondance des photographes américains d’après-guerre classiques, comme Richard Avedon avec une photo sublime de Marella Agneli sur le stand de la galerie Howard Greenberg.

En déambulant dans les allées, une série de portraits trash de la couturière punk Vivienne Westwood sur le stand de Suzanne Tarasieve par Juergen Teller nous interpelle et nous dérange (car pas des plus appétissants…) mais nous montre surtout que la photographie de mode est une vague importante de la photographie actuelle.

Parmi la masse d’images proposées à Paris Photo, deux artistes remarqués par My Art Services, société de conseil en acquisition d’œuvres d’art :

Retenons les images de l’Israélien Ori Gerscht à la Mummery & Schnelle Gallery. Son travail est un trait d’union entre le passé et le présent. Aidé des dernières technologies numériques, Gersht revisite poétiquement de grands thèmes comme la peinture de paysage romantique du 19ème siècle, la nature morte du 17ème (le bodegon espagnol par exemple) ou l’Holocauste ; thèmes qui font paraître dans ses œuvres une tension incontestable entre beauté et violence, souvenir et Histoire. Cherchant non seulement à pousser l’appareil photo numérique aux limites de ce qu’il peut enregistrer, mais inventant aussi des manières nouvelles de filmer et prendre des vues, Gersht mène des recherches esthétiques novatrices qui interrogent sur la matérialité-même du medium photographique .

Dernière découverte qui fascine autant qu’elle dérange : le travail d’une jeune photographe allemande, Sarah Schönfeld avec sa série « All you can Feel » sur le stand de la galerie FELDBUSCHWIESNER, aborde le sujet de la drogue. L’expérience est inédite: l’artiste a utilisé les composants chimiques de la photographie avec des drogues pour réaliser cette série.

L’interaction entre l’émulsion de photo qui contient l’argent et la substance des drogues elles-mêmes, produit des formes et des couleurs incroyables : kétamine, speed, opium, valium, caféine… ces molécules semblent se mouvoir, danser en dégageant une lumière froide et crépusculaire comme d’étranges créatures luminescentes issus des fonds marins abyssaux. Le visiteur est invité à une expérience… psychédélique.

Rédigé par Pauline L-C pour My Art Services

 

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