Le retour des artistes oubliés des années 60 et 70

Cet article d’Anne de Coninck paru sur SLATE relate la redécouverte et la réhabilitation des artistes oubliés des années 60 et 70. Un nouveau filon pour les galeristes et les investisseurs. A lire en copiant le lien ci dessous.

http://www.slate.fr/story/87651/art-contemporain-revanche-plus-de-70-ans

 

 

En galeries ce printemps, à ne pas manquer !

Ronan Barrot, « Pendant La Répétition » du 3 avril au 17 mai à la Galerie Claude Bernard.

Exposition « Héros » de Pierre et Gilles du 10 avril au 31 mai à la Galerie Daniel Templon.

Pour leur première exposition à la Galerie Daniel Templon, le duo Pierre et Gilles dévoile un ensemble inédit d’oeuvres consacré au thème des ‘Héros’. L’exposition rassemble une galerie de portraits, des figures mythologiques de l’Antiquité tels Achille ou Prométhée, aux supers héros de la culture populaire et des fictions, en passant par des héros plus contemporains tels un jeune insurgé du Printemps arabe ou un couple d’heureux ‘mariés pour tous’ prenant les traits des artistes. En parallèle de l’exposition, Le Mobilier National présentera une nouvelle oeuvre de Pierre et Gilles inspirée par le mobilier de Marie-Antoinette.

http://www.danieltemplon.com/new/artist.php?la=fr&artist_id=290

Prochainement chez Perrotin : Chen Zhen « Fragments d’éternité » du 26 avril au 7 juin.

https://www.perrotin.com/exhibition-fragments_d-eternite-2491.html

La Galerie Perrotin invite la Galerie Continua à organiser une exposition rétrospective de Chen Zhen (1955-2000) dans ses trois espaces à Paris. Considéré comme l’un des principaux représentants de l’avant-garde chinoise et figure emblématique de l’art contemporain, l’exposition proposera une relecture de l’œuvre de l’artiste en rassemblant une trentaine d’œuvres iconiques réalisées à partir de 1980… A ne pas manquer !

Pauline L-C pour My Art Services

 

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RONAN BARROT OU LA PEINTURE AUTHENTIQUE

Ronan Barrot appartient incontestablement à cette espèce en voie d’extinction des praticiens de la peinture, hors les modes imposées de l’art vidéo, du conceptualisme et du Ready made, formes dominantes des expressions plastiques dites « actuelles ». Barrot c’est une survivance de la « forme » peinture dans l’art contemporain, un phénomène qui détonne dans la création actuelle.

Il fait actuellement l’objet d’une rétrospective magistrale à la galerie Claude Bernard, son marchand qui le représente depuis 2007. Ce dernier qui, grâce à un œil averti, montra tôt Bacon, Hockney, Balthus, Eugène Leroy, Paul Rebeyrolle et bien d’autres… et expose aujourd’hui son protégé à guichets fermés…

Tout part d’une vieille antienne de l’art contemporain qui reprend une phrase écrite par Léonard de Vinci dans son Traité de la peinture (le Paragone), mais sortie de son contexte et détournée de son sens : « La peinture est cosa mentale. » De cette phrase, on a conclu à la supériorité du concept sur l’exécution. Or Vinci ajoute : « D’elle procède ensuite l’exécution, beaucoup plus noble que ladite théorie ou science. »

Barrot, lui, est fasciné par les maîtres anciens Vermeer, Titien, Rembrandt, Vélasquez, mais aussi Courbet, Goya, Manet, Cézanne… Tous les GRANDS. Il a d’ailleurs une connaissance encyclopédique de la peinture et s’inscrit dans une lignée, multipliant les références, se revendiquant de cet héritage à une époque si volontiers conceptuelle.

L’exposition, intitulée significativement « Pendant la répétition », nous interpelle aussi sur le sens polysémique du titre…

« Répétition » car la peinture de Barrot est figurative et monothématique. Il fait partie de ces peintres qui continuent à se référer à des schèmes iconographiques pluri séculaires ou millénaires, à ces formes premières déterminées depuis presque l’origine de l’art : lignes horizontales ou verticales, croix etc. Des lignes directrices structurant les images, au fond…

Dans ses portraits comme dans ses paysages, Barrot glisse un crâne, une référence, un symbole (une vanité) ou le souvenir d’une œuvre admirée… Le peintre transforme ainsi le sujet de départ en allégorie où l’on retrouve des formules sciemment élémentaires, répétitives : « Comme chez les Anciens, l’amour, la mort et la peinture. Ainsi s’exprime la noblesse de l’exécution, par la soumission du sujet à la peinture » (Olivier Cerna).

Un peintre « classique » dit-on souvent de lui puisqu’il faut systématiquement coller une étiquette plastique à la création. Classique mais éminemment contemporain car si Ronan Barrot se réclame des anciens, il ne tombe jamais dans l’imitation.

Lorsqu’il exposa en 2009 à l’Espace d’art contemporain Fernet-Branca, le critique d’art Philippe Dagen écrivait dans le catalogue de l’exposition : « On songe à des soirs de bataille, des nuits de captivité. A travers les tempêtes de peinture qu’il déchaîne, Barrot rejoint Géricault, Delacroix, Courbet. Attention au mot : « rejoint » signifie qu’il se retrouve à leurs côtés, mais sans les avoir imités à aucun moment. »

D’une virtuosité rare, Barrot affronte la toile, dans un corps à corps, se bat avec la matière, la couleur tantôt sombre tantôt criarde et acide… Sa manière est sauvage ; son geste, rapide et brutal, semble accouché sur la toile en un raptus. Dès lors la peinture n’a plus grand-chose à voir avec son sujet, et c’est bel et bien l’acte du peintre, matière, mouvement, couleurs qui est l’objet de son travail. Barrot est un peintre authentique, il est « entièrement peintre » (Olivier Cerna).

« Répétition » aussi car Barrot est avant tout un artiste théâtral, un dramaturge, un metteur en scène. Il ne représente pas des sujets mais des scènes : d’amour, de violence, de viol, d’attente… Si s’imposent un visage, une scène de rue, une allusion, un souvenir, ou même une référence cultivée à un illustre prédécesseur, c’est le geste en quête de justesse qui fait que la vérité est là, fugace, mais figée et comme imparable, arrêtée par le peintre au moment juste où lui seul a pu l’attraper où l’on aurait été incapable de la percevoir.

Une chose est sûre : à l’heure où l’on débat sur la trop faible reconnaissance des artistes français au niveau international et le déclin artistique français, Ronan Barrot est sans doute parmi les artistes français qui comptent…

Sa puissance d’expression nous emporte, nous émeut et nous y adhérons à 2000%. Une production tout en matière, couleurs et références. Peinture, vous avez dit peinture ? L’épiphénomène Barrot n’est-il pas un formidable pied de nez à tous ceux qui pensaient la peinture morte ? Car loin d’être perdu, « pendant la Répétition » nous démontre avec force et talent que le genre est bel et bien vivant.

« Pendant la Répétition », du 3 avril au 17 mai 2014 à la Galerie Claude Bernard.

 

Pauline L-C pour My Art Services

 

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Quelques citations éloquentes…

…quant à notre état d’esprit, chez MY ART Services, à propos de l’art, et de l’acquisition d’oeuvres.

Cliquer au coeur du texte, merci.

 

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MY Art Services à DUBAI, la cité ambitieuse…

artdubaiLuxuriance orientale et chaleur écrasante, la première impression pique un peu les yeux… Une architecture excentrique, des grues qui s’activent partout, n’oubliez pas vos lunettes noires car la métropole des sables est à l’image d’un Las Vegas oriental et la protection est de mise…

Mais doit-on résumer Dubaï à ces lieux communs et clichés clinquants ? Le raccourci est tentant mais un peu facile…

Symbole du renouveau économique du Golfe, le plus connu des Emirats arabes unis surfe sur une croissance de 5% et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ici l’art est pris très au sérieux : Publicité, multiplications des évènements simultanés, ventes aux enchères avancées d’un mois pour se calquer sur le calendrier de la Foire…

Art Dubaï est à l’image de ce dynamisme : Attractive ! et réussi même, en prime, à se dérober aux clichés grâce à une sélection de qualité…

Petit tour d’horizon avec MY ArtServices, société de conseil en acquisitions d’œuvres d’art…

Une foire crédible et attractive

ArtDubaï c’est 85 galeries de 34 pays différents : une taille conviviale avec une offre diversifiée et un positionnement particulier tourné vers l’Afrique, l’Asie, et le Moyen-Orient.

En huit ans, la foire a gagné en maturité et s’est imposée comme un évènement incontournable du marché de l’Art pour cette partie du monde: Pour preuve, 90% des exposants présents l’an dernier ont postulé de nouveau cette année. Parmi eux, des marchands de stature internationale, comme Marian Goodman (New York, Londres), le couple Obadia-Templon ou encore la galeriste parisienne Chantal Crousel qui participe à ArtDubaï depuis cinq ans…

Une sélection convaincante :

Avec deux focus, l’un sur l’Asie Centrale et la Caucase, l’autre sur l’Art moderne du Moyen Orient et de L’Asie du Sud. De quoi satisfaire la clientèle des musées qui se multiplient dans la région. « Dans les années 1940 à 1980, les artistes créaient au Caire, à Beyrouth, Amman, Bagdad, Téhéran… en parallèle de leurs confrères occidentaux. Nous avons donc choisi d’exposer ceux qui ont influencé les générations suivantes », expliquait Antonia Carver, la directrice de la foire.

Les collectionneurs aussi sont mis en appétit et le démarrage de la foire s’est d’ailleurs fait sur les chapeaux de roues: Dès le premier jour Nathalie Obadia, cédait des œuvres de Joana Vasconcelos et une photo de Valérie Belin. Par ailleurs, loin du soit disant « goût local » pour le clinquant, d’autres galeries ont très bien tiré leur épingle du jeu : Chez Schleicher+Lange (Berlin), tout de rigueur et de camaïeu gris, une installation de Chris Cornish ainsi qu’une sculpture de Timo Nasseri ont été d’emblée cédées à un collectionneur turc. Même constat chez Experimenter (Calcutta) qui consacrait un solo show à l’artiste saoudienne très conceptuelle Hajra Waheed, dont trois installations ont très vite trouvé preneur. De quoi faire taire les « a priori » et ses détracteurs.

Les galeries ont eu d’autant moins à se plier aux pseudos codes locaux que cette année la fréquentation du salon était encore plus internationale qu’avant : l’occasion de découvrir des collectionneurs et des directeurs de musées internationaux de manière plus détendue et privilégiée, selon les dires des galeristes. L’ambiance intimiste et détendue d’ArtDubaï semble en effet propice aux affaires et aux rencontres :

« C’est la première fois de ma vie que l’on ne me demande pas de prix et que l’on m’interroge uniquement sur l’œuvre », s’étonnait Barnard Utudjan, directeur de la galerie Polaris (Paris), qui présentait pour sa part un solo show de Bouchra Khalili.

Face à un marché désormais « plus mature », les galeries sont confiantes et n’hésitent plus à opter pour des sélections ambitieuses comme chez Templon, où les pièces de valeurs d’artistes reconnus oscillaient de 65 à 250 000 euros.

D’un stand à l’autre :

Chez Sfeir Semler de Beyrouth, on pouvait découvrir le travail d’Etel Adnan (née en 1925) une libanaise qui vit à Paris. Très en vue elle fait l’objet d’une exposition en ce moment au Mathaf de Doha et fait partie de la sélection de la Biennale du Whitney qui a ouvert il y a quelques jours.

D’un stand à l’autre, on s’arrête aussi sur les peintures tourmentées de l’irakien Ahmed Alsoudani – présent dans les collections de François Pinault qui étaient montrées par Barbara Gladstone.

La maturité se mesurait aussi à la création de la section moderne, qui a montré quelques pépites : Sur le stand de la Galerie El Marsa (Tunis), on redécouvrait Baya, cette artiste algérienne qui figure dans la collection d’Art brut de Lausanne et que la galerie Maeght a exposée en 1947, alors qu’elle était tout juste agée de 16 ans… avec une toile tout en tonalité naïve de« Femme chevauchant une girafe » de 1945. A retenir également, la verve grinçante du dessinateur iranien Ardeshir Mahasses chez Shirin Gallery (Téhéran) ou encore Huguette caland, la libanaise redécouverte à l’occasion du parcours « Modernités plurielles » au centre Pompidou, sur le stand de Janine Rubeiz.

Art Dubaï donne la tendance :

En Huit ans, Art dubai a donc réussi s’imposer comme la plateforme principale du marché de l’Art au Moyen Orient. Nouveau territoire d’exploration pour les collectionneurs et les musées, l’attractivité de l’Emirat n’est plus à démontrer…

Certains l’avaient d’ailleurs pressenti depuis longtemps comme la galeriste Belge Isabelle van Den Eydne, dont on ne pouvait faire l’économie du détour pendant la foire. Située dans le district d’Al Quoz sur « Arselkal avenue », la galerie éponyme présente les artistes vedettes de son écurie qui habitent à Dubaï : trois iraniens Rokni et Ramin Haerizadeh et aussi Hesam Rahmanian. Leur travail commun est un troublant mélange d’images peintes découpées, filmées empruntées référencées à travers lesquelles ils livrent une critique cinglante, humoristique et satirique de la culture dont ils sont issus. Rokni, 34 ans, le plus demandé, avait déjà été repéré par Saatchi et présenté chez Ropac. Une exposition de lui est d’ailleurs en projet au New museum de New York.

Nous rentrons donc de Dubaï séduits et « lavés » de nos clichés : La petite foire de la cité audacieuse qui ne pèse encore « qu’une quarantaine de millions d’euros » marche désormais dans la cour des grands. Reste néanmoins à confirmer à et consolider sa position. Et pour cause, puisqu’ArtDubaï subira dès 2015 la concurrence frontale d’Art Basel Hong Kong qui a changé son agenda pour le mois de mars, entrant en collision avec l’Armory Show (New York) et Art Dubai … Nous verrons si collectionneurs et galeries suivront… Bienvenue dans le monde impitoyable des foires !

Pauline L-C pour My Art Services

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La TEFAF, Foire de Maastricht.

La Foire Tefaf, qui se déroule jusqu’au 23 mars dans la cité hollandaise propose une qualité de tableaux anciens digne des meilleurs musées. MY ART SERVICES vous propose à ce sujet la lecture d’un article des Echos Patrimoine.

http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/art-collection/marche-art/0203356725589-foire-de-maastricht-une-qualite-museale-656903.php

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